Sidecars AIGLON
| Précision - 70 ans de sidecars Français et de tradition | |||
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| Dès 1933 Victor Bastide obtient la licence d´importation des productions Stoye. Pour des raisons de taxation et de droits de douane les sides arrivent en pièces et sont assemblés à Clichy. Dans son numéro 590 du 30 juin 1934 Moto-Revue consacre une pleine page à la présentation détaillée du sidecar Précision. Un « tiré à part » de cette page sera utilisé comme publicité et argumentaire jusque dans les années 50. Les brevets Stoye couvrent en particulier le système d´attaches, celles-ci permettent un montage et un démontage très rapide, très facile, très simple. Ils sont bien sûr disponibles pour montage à droite ou à gauche, la caisse est la même, seul le châssis change. Au début les caisses sont en forme d´obus, puis prennent celle qui a duré jusqu´à nos jours. Cette dernière comporte 2 panneaux de tôle agrafés entre eux, sans soudure, et garnis d´un jonc, serti, en aluminium. En 1935 les side-cars Précision sont brevetés et fabriqués intégralement en France. Le choix est varié avec 5 caisses différentes : Standard, Luxe, Familial, Spider et Cabriolet ainsi que des finitions à la demande telles que peinture assortie à la moto, main courante chromée ou encore tôle d´aluminium au lieu d´acier pour la carrosserie. La roue peut être interchangeable avec celles de la moto, tout particulièrement pour les BMW et Zündapp. En 1937 la publicité présente le side-car Précision comme le « Normandie de la route ». Son succès commercial est sensible puisque à cette époque la production | atteindra jusqu´à 100 unités par mois. La compétition n´est pas oubliée, avec des châssis garnis d´une plate forme et d´un avant « caréné » à base de la pointe des carrosseries Tourisme. Après 1945 la fabrication des side-cars reste marginale face à la concurrence de la petite voiture populaire. Victor Bastide crée une caisse tout en bois, la Canadienne, pour faire face aux difficultés d´approvisionnement en tôle d´acier. Il se tourne aussi vers le marché des livreurs de presse et équipe ses châssis de caisses « Porteur », le Clipper. En 1955, à son décès, c´est son épouse qui prend la relève et poursuit la fabrication des Porteurs et de quelques Tourismes jusqu´en 1968. C´est Jean Murit à cette époque qui rachète la marque Précision, dorénavant la production se fera à Paris. C´est Lucien Bour, depuis toujours chez Précision, qui continue la fabrication et le montage. 2 nouveautés apparaissent: l´Espadon à caisse polyester et le Break. L´Espadon est peut-être trop moderne pour l´époque. Le Break est volumineux, il est dérivé de la caisse porteur. En 1985, la marque et le matériel sont rachetés par Benoît Duriez. L´hibernation va durer jusqu´en 1988 et ce sera la création de la SARL l´Atelier Précision en association avec Daniel André. Les machines, le matériel et les pièces sont installés à Seclin, à quelques kilomètres de Lille. La fabrication est relancée, identique à celle des débuts. En 2010, les paniers Aiglon et Tourisme de chez Précision sont montés sur les chassis HERITAGE IMPORT pour les motos ROYAL ENFIELD. |






